Édition du dimanche 18 janvier 2009
Photos Ludovic CHARLES
Un dernier hommage très émouvant à René Coll
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Dernier adieu àProches, amis et anonymes saluent René Coll
Une émotion énorme. L'église Saint-Etienne, de Trèbes, était bien trop petite, hier, pour accueillir les milliers de personnes venues rendre un dernier hommage à René Coll. Un hommage sincère, noyé dans le chagrin des uns et la peine des autres. Il y avait la famille, les
amis et surtout de nombreux anonymes... A l'arrivée du cortège, peu avant 15 h, c'est sous un tonnerre d'applaudissement, en forme de véritable standing ovation, que la foule amassée le long de la rue du 14-Juillet a accueilli l'artiste. Difficile, alors, de contenir ses larmes, même derrière les lunettes noires... De l'émotion, il y en a eu aussi tout au long des obsèques religieuses. Tout d'abord, avec la lecture d'introduction faite par son ami Bernard Castan qui, rongé par le chagrin, a eu bien du mal à finir son texte. De l'émotion encore, avec le dernier hommage rendu à René Coll par ses musiciens, qui avait du mal à masquer leur profonde tristesse. René Coll, c'est un papa, un frère pour eux. « C'est dur. On espère pouvoir souffler. On va essayer de ne pas craquer... » , déclarait le tromboniste Fredo Ferry, peu avant que la cérémonie ne débute. Mais de fausses notes, il n'y en a point eu. Au programme : l'interprétation de
Pump and circumstance, d'Edward Elgard,
Smile, de Charlie Chaplin et l'introduction de
La Strada, de Nino Rota... Un morceau, que René Coll aimait énormément.
Dans son homélie, le père Patrick Gandoulas, curé de la paroisse de la Sainte-Trinité en Alaric, a salué le parcours de coeur de René Coll, débordant de
« simplicité et de gentillesse ». « Je le revois tranquille, dans son espace paternel, regardant et scrutant qui arrive et qui part. Pour lui, qui arrivait, arrivait toujours trop tard et, qui partait, partait trop tôt. De cet échange, il fallait accepter une contrainte, l'unique, la seule : René savait garder l'âme. Il allait droit au but. (...) Maintenant que tes yeux se sont fermés à la lumière du jour, ils s'ouvrent pour toujours à la lumière éternelle... » Aujourd'hui, les projecteurs n'éclairent plus la scène. René Coll s'en est allé rejoindre le paradis des musiciens. Trop vite, trop brutalement...
« Toi, quand tu partiras, tu laisseras ton amour de la vie, ta simplicité de sentiments, tes idées qui feront du bien à des gens qui ne sont pas encore nés » . Ces mots écrits par Marcel Pagnol à Vincent Scotto, disent ce que nous devons retenir de René Coll, aujourd'hui. Adieu René, salut l'artiste !
Un hommage sincère, noyé dans le chagrin des uns et la peine des autres. Il y avait la famille, les amis et surtout de nombreux anonymes...
A l'arrivée du cortège, peu avant 15 h, c'est sous un tonnerre d'applaudissement, en forme de véritable standing ovation, que la foule amassée le long de la rue du 14 Juillet a accueilli l'artiste. Difficile, alors, de contenir ses larmes, même derrière les lunettes noires...
De l'émotion, il y en a eu aussi tout au long des obsèques religieuses. Tout d'abord, avec la lecture d'introduction faite par son ami Bernard Castan qui, rongé par le chagrin, a eu bien du mal à finir son texte. De l'émotion encore, avec le dernier hommage rendu à René Coll par ses musiciens, qui avaient du mal à masquer leur profonde tristesse. René Coll, c'est un papa, un frère pour eux. « C'est dur. On espère pouvoir souffler. On va essayer de ne pas craquer... » , déclarait le tromboniste Fredo Ferry, peu avant que la cérémonie ne débute. Mais de fausses notes, il n'y en a point eu. Au programme, il y eu l'interprétation de
Pump and circumstance, d'Edward Elgard,
Smile, de Charlie Chaplin et l'introduction de
La Strada, de Nino Rota... Un morceau, que René Coll aimait énormément.
Dans son homélie, le père Patrick Gandoulas, curé de la paroisse de la Sainte-Trinité en Alaric, a salué le parcour de coeur de René Coll, débordant de
« simplicité et de gentilesse ». « Je le revois tranquille, dans son espace paternel, regardant et scrutant qui arrive et qui part. Pour lui, qui arrivait, arrivait toujours trop tard et, qui partait, partait trop tôt. De cet échange, il fallait accepter une contrainte, l'unique, la seule : René savait garder l'âme. Il allait droit au but. Maintenant que tes yeux se sont fermés à la lumière du jour, ils s'ouvrent pour toujours à la lumière éternelle... » Aujourd'hui, les projecteurs n'éclairent plus la scène. René Coll s'en est allé rejoindre le paradis des musiciens. Trop vite, trop brutalement...
« Toi, quand tu partiras, tu laisseras ton amour de la vie, ta simplicité de sentiments, tes idées qui feront du bien à des gens qui ne sont pas encore nés. » Ces mots écrits par Marcel Pagnol à Vincent Scotto, disent ce que nous devons retenir de René Coll, aujourd'hui. Adieu René, salut l'artiste !
RAPPEL
René Coll est décédé jeudi, à Carcassonne,
à l'âge de 67 ans. Avec son orchestre, il avait accompagné les plus grands de la chanson Famille, amis et anonymes. Ils étaient des milliers, hier à Trèbes, à vouloir rendre un dernier hommage à René Coll. Certains étaient même là plusieurs heures avant la célébration des obsèques afin d'être au plus près de l'artiste, avant qu'il ne regagne sa dernière demeure, au paradis des musiciens.
Parmi les anonymes et la famille, on notait la présence de Patrick Sébastien, ému par la perte de celui qu'il considérait comme son
« père de substitution », ou encore de Philippe Corti. A l'arrivée du cortège, peu avant 15 h, c'est sous un tonnerre d'applaudissements, en forme de véritable standing ovation, que la foule a accueilli l'artiste.
Une émotion palpable à l'extérieur, tout comme à l'intérieur de l'église Saint-Etienne, où une quinzaine de musiciens de René Coll ont tenu à lui rendre un dernier hommage en interprétant des morceaux qui lui étaient chers. Et de fausse note, il n'y en eut point, avec l'interprétation de
Pump and circumstance, d'Edward Elgard, de
Smile, de Charlie Chaplin et l'introduction de
La Strada, de Nino Rota... Un artiste s'en est allé, mais son empreinte restera à jamais dans le coeur de toutes les générations qu'il a fait danser, tout au long de sa carrière.
Yannick BONNEFOY